




Entre exigences réglementaires, crédibilité environnementale et risque de greenwashing : ce que l’éco-conception implique vraiment.
12/01/2026
La mention « produit éco-conçu » est aujourd’hui omniprésente dans les discours marketing. Mais elle est aussi de plus en plus scrutée, contestée et encadrée. Sous l’effet combiné de la réglementation (directive européenne sur les allégations environnementales, loi Climat, contrôles de la DGCCRF) et de la vigilance accrue des consommateurs, revendiquer l’éco-conception n’est plus un acte anodin.
Chez Eco Impact, nous accompagnons régulièrement des entreprises qui se posent une question simple… mais décisive : avons-nous le droit de communiquer sur le caractère éco-conçu de nos produits ? ... Et surtout : comment le prouver, de manière crédible et robuste ?
👉 C’est précisément pour répondre à cet enjeu que la norme NF X30-264 constitue aujourd’hui un cadre de référence clé.
Première confusion fréquente : l’éco-conception n’est pas une propriété intrinsèque d’un produit, comme une matière ou une fonctionnalité.
C’est une démarche structurée, intégrée au processus de conception et de développement, visant à réduire significativement les impacts environnementaux sur l’ensemble du cycle de vie, tout en répondant au besoin utilisateur.
Autrement dit :
👉 on ne « déclare » pas un produit éco-conçu, on démontre qu’il résulte d’une démarche d’éco-conception.
La norme NF X30-264 formalise précisément cette exigence : ce n’est pas le résultat seul qui compte, mais le chemin emprunté pour y parvenir.
Révisée en 2025, la norme NF X30-264 est aujourd’hui le cadre méthodologique français de référence pour structurer une démarche d’éco-conception, tous secteurs confondus (produits, services, systèmes produit-service).
Elle apporte trois garanties majeures :
Elle est par ailleurs pleinement cohérente avec les attentes de l’ADEME en matière de lutte contre le greenwashing

La norme impose une approche fonctionnelle : on part du service rendu (ex. « éclairer un espace », « conserver des aliments »), et non du produit tel qu’il existe aujourd’hui.
👉 Cela permet :
Une démarche d’éco-conception crédible ne se limite pas au bureau d’études.
Elle implique :
👉 C’est un point clé : une simple amélioration technique, sans cohérence stratégique, ne suffit pas.
L’éco-conception selon la NF X30-264 repose sur deux exigences indissociables :
👉 Se focaliser uniquement sur le carbone ou sur une phase du cycle de vie expose à des transferts d’impact, très souvent sanctionnés comme greenwashing.
Réduire un impact peut en augmenter un autre.
La norme impose donc :
👉 C’est précisément ce niveau d’analyse qui différencie une vraie démarche d’éco-conception d’une optimisation opportuniste.
Sans entrer dans le détail confidentiel de la norme, une chose est claire ... revendiquer l’éco-conception suppose d’avoir suivi l’ensemble des étapes suivantes :
👉 Aucune de ces étapes ne peut être sautée si l’on souhaite communiquer de manière responsable.
Selon la norme et le guide anti-greenwashing de l’ADEME
✔️ Autorisé, si justifié :
❌ À risque, voire interdit :
👉 La communication doit porter autant sur la démarche que sur les résultats.
Dans la réalité, beaucoup d’entreprises sont dans une zone grise :
C’est précisément à ce moment-là que l’accompagnement prend tout son sens.
👉 Chez Eco Impact, nous accompagnons les entreprises pour :
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